Un rapporteur spécial de l'ONU fait part de son inquiétude aux USA à propos du procès des Cinq
Mme Gabriela Knaul, rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance des juges et des avocats, a fait part de son inquiétude aux autorités des États-Unis à propos du procès dont ont fait l’objet Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et René Gonzalez, qui ont été injustement condamnés dans ce pays.
Source
Granma Internacional
Date
Mme Gabriela Knaul, rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance des juges et des avocats, a fait part de son inquiétude aux autorités des États-Unis à propos du procès dont ont fait l’objet Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et René Gonzalez, qui ont été injustement condamnés dans ce pays.

À l’heure actuelle, sur les cinq Cubains qui ont été incarcérés aux États-Unis en 1998 et condamnés pour complot d’espionnage – un chef d’accusation qui n’a pas été démontré –, seul René Gonzalez est sorti de prison après avoir purgé la totalité de sa peine, mais il a été soumis à un régime de liberté surveillée.

Mme Gabriela Knaul a adressé une lettre à l’administration Obama, accompagnée du rapport qu’elle a présenté au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, qui a tenu sa 20e session à son siège à Genève.

Mme Gabriela Knaul est préoccupée par le fait que les cinq Cubains et leurs avocats n’aient pas eu accès aux preuves nécessaires à la défense. Le rapporteur spécial de l’ONU sur l’indépendance des juges et des avocats a aussi manifesté son inquiétude devant le fait que les recours en habeas corpus seront examinés « par la même juge préalablement en charge de cette affaire ».

Elle a attiré l’attention sur les implications de cette procédure, qui menace de compromettre l’impartialité du procès.

« J’ai été informée du fait que Gerardo Hernandez, dont le recours en habeas corpus a été dûment notifié, s’est vu vraisemblablement refuser l’accès à des documents juridiques liés à son affaire », souligne Mme Gabriela Knaul.

En 2005 et 2008, Mme Gabriela Knaul s’était adressée à Washington pour obtenir des informations au sujet de ce procès. En 2009, les autorités étasuniennes ont répondu qu’elles avaient remis tout le matériel concernant cette affaire à la disposition de la défense.

Mme Knaul a rappelé que le Droit international consacre le droit des accusés et de leurs avocats à avoir accès à toute information importante liée à leur procès, comme le veut la Convention internationale relative aux droits civils et politiques.