L’Amérique Latine déplore la perte d’Hugo Chavez
Plusieurs ambassadeurs des pays latino-américains en poste à la Havane ont déploré le décès du Président vénézuélien Hugo Chávez.
Source
Radio Habana Cuba
Date

Plusieurs ambassadeurs des pays latino-américains en poste à la Havane ont déploré le décès du Président vénézuélien Hugo Chávez. 

Dans des déclarations qu’ils ont faites à Radio Havane Cuba, l’Ambassadrice de l’Argentine à Cuba, Juliana Isabel Marino a indiqué : 

“Il continuera à vivre, pas seulement dans l’âme des peuples latino-américains car ses idées, sa volonté politique, sa passion pour une Amérique unie et juste lui donnent une vie éternelle ce qui ne m’empêche pas pour autant d’éprouver une peine aussi grande que celle qu’éprouve le peuple vénézuélien comme le montrent les médias. Il est fort et disposé à résister et à préserver les acquis ainsi qu’à continuer à brandir en haut le drapeau de la Révolution Bolivarienne.

Il a été un ami inconditionnel de l’Argentine, de Nestor Kirchner et de notre présidente Cristina Fernández. Son décès a été un coup dur pour elle. Heureusement elle a pu se rendre à La Havane le voir mais c’est un coup très dur car c’est un leader sans pareil pour nous.

Il était un admirateur du péronisme, de notre mouvement en Argentine. Il respectait notre idiosyncrasie, notre justice. Il va beaucoup nous manquer ». 

De son côté, l’Ambassadeur de l’Equateur, Edgard Ponce a signalé :

“L’Amérique Latine vit une tragédie en ce moment. Le continent est bouleversé. Il a perdu l’un de ces commandants les plus clairvoyants, le cher président Hugo Chávez.

Nous, les pauvres, les laissés pour compte de la terre, nous devons dire présent en cette heure de fatalité pour le Venezuela, pour l’Amérique Latine et pour le monde.

Hugo Chávez a été à même de brandir l’épée du Libérateur Simon Bolivar, de tracer le chemin que nous, les peuples, nous devons emprunter. L’Equateur, la Bolivie et l’Amérique Latine s’unissent dans une accolade posthume. Chávez n’est pas mort. Il vivra pour toujours avec les peuples opprimés de l’Amérique Latine.

Chávez a été la bonté, l’espoir, la foi, la fermeté. Ceux qui vivent pour donner de la vie ne peuvent pas mourir. Socialisme est la réponse en cette heure fatale pour l’Amérique Latine. »

L’Ambassadeur de la Bolivie, Palmiro Osoria, a quant à lui signalé :

“Pour nous, Boliviens et pour l’Amérique Latine la perte d’Hugo Chávez est irréparable. C’était le grand relais de Fidel Castro. Il était une lumière intellectuelle, révolutionnaire. C’était un homme de lettres et d’idées. C’est ce que nous avons perdu mais nous en avons hérité le courage, la décision de lutter pour le bonheur de nos peuples, pour le renforcement de la fraternité entre nos peuples, pour une justice meilleure, pour un pays meilleur. C’est ce que Chávez signifie pour nous.

Sans aucun doute, pour nous, la CELAC est un espoir, une graine, le germe des idées fondamentales qu’ont semées Fidel Castro et  Hugo Chávez et que font avancer Raúl Castro, Evo Morales, Dilma Rousseff, l’Uruguay, le Nicaragua et tous les peuples de l’Amérique Latine ».

L’ambassadeur du Guatemala, Juan Leon a déclaré

« Je crois que dans toute l’Amérique Latine, dans le monde entier, les gens sont endeuillés parce qu’une personne ayant une vision aussi profonde, une pensée socialiste, un coeur aussi humain, nous a quitté. Je crois qu’il va beaucoup nous manquer, surtout du point de vue politique. Il nous a laissé de grandes leçons, de grandes expériences. Nous espérons que le peuple vénézuélien qui pleure en ce moment cette perte, saura continuer de mener à bien la stratégie de changement prévue pour ce pays. Nous espérons que tout ce qui a été créé comme la CELAC, l’Alba, Petrocaribe qui ont donné tant de fruits à l’Amérique Latine, continueront de se renforcer, tout comme l’unité du peuple vénézuélien. »